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Les avantages pour les salariés
 En 2021, alors que nous sommes tous impactés économiquement par la Pandémie, attirer les bons profils et fidéliser les salariés est essentiel. Décider de conceptualiser des avantages pour les salariés ne doit pas être uniquement l’apanage des grosses structures, ni ne créer un trou dans la trésorerie de la société.

Voici quelques idées faciles à mettre en place qui participeront ainsi à la motivation du plus grand nombre :

L’employeur peut décider d’accorder à l’ensemble du personnel (salariés, alternants, stagiaires, intérimaires) des Titres Restaurants dans la mesure où un repas est compris dans l’horaire de travail journalier, droit toléré pour les télétravailleurs. Le salarié a la liberté d’accepter ou non ces titres-restaurant.
La prise en charge par l’employeur sera alors de 50 à 60 %, avec un plafond de 5.55 € journalier. Si le montant fixé est à la libre appréciation de l’employeur, nous vous conseillons de ne pas dépasser les plafonds, faute de quoi le dépassement devrait être réintégré dans la base de cotisations.
Avec ses titres-restaurant, le salarié pourra bénéficier d’un pouvoir d’achat supplémentaire dans les commerces alimentaires, les restaurants, les sites de livraison. Et jusqu’au 31/08/2021, l’Etat a même décidé de doubler le plafond d’utilisation quotidien de 19 €. Encourageons les restaurants dans la reprise de leur activité.

L’employeur peut dorénavant prendre en charge une partie des frais de transport des salariés qui se rendent sur leur lieu de travail en utilisant des 
Mobilités Durables ; à savoir : les vélos (électriques ou non), les engins de déplacement personnels (motorisés ou non) en location ou en libre-service, la voiture dans le cadre d’un covoiturage en tant que conducteur ou passager).
En fonction de l’accord d’entreprise préalablement mis en place, un salarié peut percevoir jusqu’à 500 € par an exonéré de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu. Ce forfait reste par ailleurs cumulable avec la participation obligatoire de l’employeur à l’abonnement de transport public, dans l’hypothèse du montant maximal fixé.
Et n’oublions pas que la communication sur les mobilités douces embellit l’image de l’entreprise.

Si on pense souvent aux 
Chèques Cadeaux pour les fêtes de fin d’année, d’autres évènements sont pourtant autorisés pour le versement de bons d’achat aux salariés : naissance, adoption, mariage, Pacs, retraite du salarié, fête des mères, fêtes des pères, rentrée scolaire.
A condition de s’adapter à chaque situation particulière, l’employeur peut verser jusqu’à 5 % du plafond de sécurité sociale, soit 171 € en 2021, en bons d’achat par salarié et par évènement. Somme évidemment exonérée de contributions et de cotisations sociales. Une entreprise pourra également décider d’attribuer à ses salariés des 
Chèques Culture, et ce sans plafond de montant d’attribution. Son utilisation devra alors spécifiquement permettre l’accès aux biens ou prestations de nature culturelle.
Encourageons le retour des spectacles, visites de lieux culturels qui nous ont tant manqués.

Les Chèques Vacances accompagnent les salariés sur le chemin des vacances car ils peuvent en effet être utilisés auprès de professionnels du tourisme et des loisirs.
La prise en charge varie de 50 à 80 % par l’employeur en fonction de la rémunération moyenne des salariés, et doit respecter un plafond de 777.31 € par salarié cette année 2021. Les chèques vacances seront soumis à CSG/CRDS, non imposables pour les salariés à condition de ne pas dépasser la valeur du SMIC, et déductibles du bénéfice imposable de l’entreprise dans la limite de 30% du Smic mensuel, soit 466 € par salarié cette année.
L’été arrive et le besoin de repos se fait ressentir, profitons-en.

L’intéressement est une mesure visant à verser aux salariés une prime proportionnelle aux résultats ou aux performances de l’entreprise. L’accord d’intéressement va borner le calcul servant à déterminer le versement de la prime d’intéressement qui s’appliquera ainsi à tous les salariés de l’entreprise.
La Participation est une mesure prévoyant la redistribution au profit des salariés d’une partie des bénéfices réalisés par l’entreprise via leur travail. Un accord de participation précise ainsi l’application de la répartition de versement, dont le montant est par ailleurs plafonné à 9 plafonds de sécurité sociale, soit 30 852 € cette année.
Les sommes reçues par ces deux mesures sont ainsi soumises aux contributions sociales (CSG CRDS) et à impôt sur le revenu. Cependant le salarié peut choisir de placer ses primes (intéressement et participation) sur un plan d’épargne, et dans cette hypothèse les sommes placées seront alors exonérées d’impôts.


Le Plan d’épargne entreprise ou PEE, permet au salarié et au dirigeant non salarié de se constituer une épargne bloquée pendant au minimum 5 ans (sauf cas de déblocage anticipé autorisés par la législation en vigueur) de valeurs mobilières.
Les versements du salarié peuvent être soit libres, soit issus de la prime d’intéressement et/ou de participation. Les versements salariaux ne devront jamais dépasser 25 % de la rémunération annuelle brute.
L’entreprise peut choisir d’abonder ou non les versements initiaux jusqu’à 300 %, dans la limite de 3290.88 € L’ensemble des versements sur le PEE est exonéré d’impôt sur le revenu. Seules les CSG et CRDS sont précomptées sur l’abondement de l’entreprise. 

Le Plan d’épargne retraite ou PERpermet au salarié et au dirigeant non salarié d’épargner sur le long terme puisque l’épargne sera alors disponible à l’âge de départ à la retraite (hors cas de déblocage anticipés autorisés par la législation). L’épargne est souvent gérée par l’établissement financier de manière dite « pilotée » c’est-à-dire que sauf indication contraire de la part du salarié, l’épargne est investie sur des actifs plus rémunérateurs et plus risqués, mais qu’à l’approche de l’âge de la retraite l’épargne est progressivement orientée vers de supports moins risqués.
Les versements du salarié peuvent être soit libres, soit issus de la prime d’intéressement ou de participation. Les frais de gestion du PER collectif sont à la charge de l’entreprise tant que le salarié est rattaché à cette entité.
L’entreprise peut choisir d’abonder ou non les versements initiaux jusqu’à 300 %, dans la limite de 6581.76 € L’ensemble des versements sur le PEE est exonéré d’impôt sur le revenu. Seules les CSG et CRDS sont précomptées sur l’abondement de l’entreprise. Lors du départ en retraite, le salarié peut demander le déblocage de son épargne soit en capital, soit sous forme de rente, soit faire un mixte des deux. 

Certaines de ces mesures vous intéressent et vous souhaiteriez en savoir plus sur les détails de mise en place et d’application pour vos salariés. Votre interlocutrice privilégiée se tient à disposition pour vous renseigner au mieux, n’hésitez pas à contacter le Service Social d’YTHAK et nous vous accompagnerons dans l’éventuelle mise en place de ces mesures.

Clarisse DEMILLIERE