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Publié le 13/01/2026
Loi de finances 2026 : ce que les entreprises doivent anticiper dès le début d’année
L’entrée en vigueur des mesures fiscales applicables en 2026 marque une nouvelle étape dans la relation entre les entreprises et l’administration fiscale. Le cadre se durcit, non pas par une hausse généralisée des taux, mais par un renforcement des exigences de justification, de cohérence et de traçabilité.

1. Une fiscalité de plus en plus fondée sur la donnée

Depuis plusieurs années, l’administration fiscale investit massivement dans l’exploitation des données comptables et déclaratives. En 2026, cette logique atteint un nouveau palier :
- analyses automatisées du FEC,
- croisements entre déclarations fiscales, sociales et comptables,
- ciblage plus précis des contrôles.

Conséquence directe pour les entreprises : les incohérences, même mineures, sont plus facilement détectées et peuvent déclencher un contrôle.

2.Des points de vigilance renforcés

Les premiers contrôles de l’année confirment une attention particulière portée sur :
- la déductibilité des charges (prestations de services, honoraires, frais intragroupe),
- la justification des politiques de prix de transfert,
- l’utilisation des dispositifs fiscaux (crédits d’impôt, reports déficitaires).

Il ne s’agit plus seulement d’être conforme sur le fond, mais de pouvoir démontrer rapidement la logique économique et fiscale des choix opérés.

3. Ce que les entreprises ont intérêt à faire en 2026

Une approche proactive permet de limiter significativement les risques :
- réaliser une revue fiscale ciblée en amont,
- s’assurer de la cohérence entre comptabilité, fiscalité et réalité opérationnelle,
- documenter les décisions sensibles avant toute demande de l’administration.

L’enjeu n’est pas uniquement d’éviter un redressement, mais de gagner du temps, de sécuriser la gestion et de préserver la sérénité des dirigeants..